Face à l’augmentation du nombre de cyberattaques ciblant les intérêts de la France et au développement de la cyberguerre, la défense n’est plus suffisante, il est temps de riposter. C’est la nouvelle doctrine cyber présentée par Florence Parly en ce début 2019.

 

La cyberguerre devient une réalité

 

Le déclencheur de ce nouveau paradigme : fin 2017, peu de temps après la création du commandement de cyberdéfense français (Comcyber), une cyberattaque a visé le Ministère de la Défense. La chaîne d’approvisionnement en carburant de la Marine nationale aurait pu être exposée si l’attaque qui visait de hauts cadres du ministère via leur adresses mails n’avait pas été déjouée. Mais ce n’est pas la seule, La ministre a dévoilé qu’en 2017 100 attaques avaient ciblé les réseaux du Ministère de la Défense. En 2018, ce chiffre était atteint en septembre. Pour 2019, le choix est donc fait d’ajouter la riposte à la cyberprotection.

« La guerre cyber a commencé », a déclaré avec gravité Florence Parly ce vendredi 18 janvier lors d’une conférence annonçant une « doctrine militaire de lutte informatique ».

 

De la cyberdéfense à la cyberguerre 

Le général François Lecointre, chef d’état-major des Armées, présent aux côtés de la ministre lors de cette annonce a bien précisé que « les cyberattaques proviennent non seulement d’états, mais aussi de hackers, groupes terroristes ou de criminels. »

A l’instar de ce qui est fait aux Etats-Unis et face à cette menace protéiforme portée par de multiples protagonistes, la France se dote donc d’une stratégie offensive, qui s’ajoute à sa stratégie défensive déjà effective depuis quelques années.

En étayant son propos des exemples de l’Ukraine ou de l’Iran, deux pays touchés par des cyberattaques qui ont eu un impact sur des infrastructures physiques sensibles (énergie, nucléaire, télécommunications…) et sur leurs économies, la ministre a souligné que les attaques destructives n’avaient pas encore touché la France, mais que ce n’était qu’une question de temps. Les cyberattaques menées à grand renfort d’IA pourraient d’ailleurs accélérer un planning déjà critique.

Pas de cyberguerre sans d’importants moyens cyber

Florence Parly a présenté les moyens mis en œuvre pour que la France occupe la place qui lui est légitime dans cette cyberguerre. Tout d’abord, une véritable filière de défense numérique devrait émerger. La toute récente agence pour l’innovation défense s’est vu confier cette mission de détection et d’accompagnement de l’innovation sur le sujet. Le soutien du secteur privé pour ce faire est d’ailleurs envisagé. Que ce soit du côté des start-ups, de PME ou des grands industriels de la défense, toutes les bonnes volontés seront les bienvenues. Des partenariats seront présentés en ce sens à l’occasion du Forum International de la Cybersécurité (FIC).

Ensuite, au-delà des 1000 cybercombattants qui seront recrutés au sein du Comcyber d’ici 2025 dans le cadre de la Loi de Programmation Militaire (LPM), la DGSE recrute, en 2019, « près de 600 agents aux profils très variés pour faire face aux menaces grandissantes du terrorisme et de la cybercriminalité » explique Florence Parly.

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