Le DEMISC ou Délégation Ministérielle aux Industries de Sécurité et à la lutte contre les Cybermenaces a récemment établi un rapport sur la cybercriminalité en France. Le résultat est assez alarmant puisque le fléau gagne du terrain.

 

Cybercriminalité : des attaques qui se multiplient

Entre 2016 et 2017, le DEMISC a constaté une augmentation de 32% des actes de cybercriminalité. L’année 2017 enregistre un total de 63.500 délits cyber. Ce chiffre ne prenant en compte que les attaques déclarées aux autorités, on peut imaginer qu’il est sous-estimé.

Désormais, tous les internautes sont concernés et tout le monde peut être une victime comme quasiment tout le monde peut être l’auteur du délit. Les cybermenaces ne sont plus seulement le fait de hackers hyper doués. Les attaques peuvent être déclenchées par des particuliers eux-mêmes ou bien via un sous-traitant contre rémunération.

Cybercriminalité : la forme évolue, pas la motivation

Les menaces sont également de plus en plus multiformes, à croire que les cybercriminels ne cessent d’améliorer leur aptitude à trouver de nouveaux angles d’attaque. Par exemple, l’hameçonnage qui consiste à se faire passer pour un site fiable afin de soutirer des données sensibles, évolue et devient moins évident qu’avant : exit les fautes d’orthographe et la syntaxe hésitante.

Vol de données sensibles, rançongiciels ou encore faux ordres de virement, nous avons récemment vu que les pirates sont de plus en plus motivés par l’argent. 67% des plaintes déposées en 2017 concernent en effet des délits d’escroqueries. Pour les cybercriminels, attaquer les entreprises et les comptes bancaires est plus intéressant car d’importantes sommes d’argent sont en jeu.

Le DEMISC présente son plan contre la cybercriminalité

Le DEMISC considère également comme cybermenaces l’apologie du terrorisme ainsi la pédopornographie. Une feuille de route pour mieux riposter contre ces fléaux est prévue avant la fin de l’été.

Gérard Collomb, le Ministre de l’Intérieur rappelle que l’objectif est de faire de la France « une des nations les plus en pointe en matière de lutte contre les cybermenaces ».

Quoique le secteur de la cybersécurité manque de bras, le Ministère annonce déjà le recrutement de 800 agents spécialisés dans le domaine d’ici 2023. Ils seront affectés à la police nationale, la gendarmerie, les services de renseignements et le secteur judiciaire.

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